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Consulter les Archives Nationales à Caen PDF Imprimer Envoyer

Depuis longtemps, je m’étais promis de me rendre aux Archives Nationales dès que j’en aurai l’occasion. Cette occasion est arrivée, je n’aurais pas dû l’attendre mais la devancer, et plus tôt.

Je ne regrette pas ma visite. J’avais téléphoné la veille pour me faire préciser les horaires. Mon interlocuteur m’a proposé de préparer les dossiers des personnes que je recherchais dans les archives. En effet, s’il ne disposait pas de dossier pour ces per-sonnes, il était inutile que je vienne. Je lui ai donné 5 noms, il m’a rappelée très vite et m’a dit de venir aux heures normales de bureau, au 7 rue Neuve Bourg l’Abbé, “la 2ème grande porte”, a-t-il précisé. La première est la Maison des Associations, ne pas confondre.

Les plaques du n° 7 annoncent, sous le titre général de Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, la Direction des Archives, la Direction des Statuts, des Pensions et de la Rénovation Sociale, et d’autres services dépendant du même Ministère.

Les locaux ont pris place dans un ancien évéché, ils sont clairs, spacieux, bien agencés. La salle de lecture, où l’on m’attend, comporte deux alignements de tables avec des postes de travail prêts à recevoir les chercheurs munis de leur ordinateur, clés USB, appareils photo numé-riques ; on peut aussi y faire des photocopies, c’est ce que j’ai demandé après avoir lu toutes les pièces des dossiers que j’avais consultés. J’ai sélectionné celles qui m’apportaient des informations nouvelles pour moi. J’ai ainsi eu des précisions de dates et de lieux concernant l’arrestation de mon frère avant son transport à Drancy, j’aivu les dossiers de ses deux compagnons, Georges Mlaver et André Korb, je connais-sais leur nom mais pas leur visage, j’ai pu voir leur photo d’identité et connaître leur situation de famille…

J’étais la seule chercheuse dans cette belle salle de travail, et je regrettais qu’il n’y ait pas plus de monde pour bénéficier de ce qui est mis à disposition par les historiens et les archivistes de ce département du Ministère. Mais beaucoup de nos amis qui le voudraient bien qui le voudraient bien ne peuvent venir à Caen pour des raisons géographiques ou autres.

En réponse à mes questions, j’apprends qu’il n’y a pas d’antennes régionales où l’on pourrait consulter les documents mais qu’il est possible d’écrire et de demander des photocopies des documents importants contenus dans les dossiers personnels.Voici l’adresse à laquelle écrire en donnant les noms des personnes recherchées (déportés, résistants, anciens combattants). En réponse, les archivistes nous disent s’ils ont un dossier pour ces personnes et proposent un devis pour la photocopie et l’envoi des documents significatifs :

Direction du Patrimoine, de la Mémoire et des Archives
Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains
7 rue Neuve Bourg l’Abbé BP 552
14037 CAEN Cédex.
Téléphone : 02 31 38 45 40
e.mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

C’est une démarche à la portée de tous ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur leur déporté du Convoi 73, et, s’il y a lieu, pour les déportés des autres convois. Elle peut se révéler fructueuse.

Louise Cohen

Mise à jour le Mardi, 18 Octobre 2011 20:26
 
L’absence pour mémoire PDF Imprimer Envoyer

L’ABSENCE POUR MEMOIRE
Film documentaire de Béatrice et Patrick Reynier
Durée 1 h 18 mn
Produit chez Claude Reynier Vidéo Films en mai 2007.
Site du film : http://www.filmconvoi73.com.

Présentation par l’auteur :

"J’avais toujours cru que mon oncle Tobjas avait été assassiné à Auschwitz. En 2001, mon père apprend que c’est dans les Etats Baltes qu’il fut déporté de Drancy par le convoi 73, en 1944. C’est en voyant mon père ému par cette nouvelle que je décidai de faire un film pour aller à la source de notre mémoire.

Ce documentaire relate mon cheminement pour tenter de comprendre comment la connaissance historique permettrait de faire le deuil sans sépulture, plus de 60 ans après le drame.

Ce documentaire est une immersion dans la génération de mon père qui échappa au sort tragique de 6 millions de Juifs exterminés et qui porte à jamais dans ses yeux la Shoah.
Avec beaucoup d’émotion, pendant cinq années, j’ai pu recueillir des témoignages d’une partie de celles et de ceux qui se sont regroupés au sein de l’Association des Familles et Amis des Déportés du Convoi 73.
En Lituanie, en Estonie et en Pologne, sur les traces des hommes disparus, en compagnie de quelques unes de leurs familles, je m’interroge sur la violence de l’onde de choc de la barbarie nazie qui résonne toujours et me traverse aujourd’hui.

Lorsque mon fils regardera ce film dans vingt ans, j’espère qu’il percevra à son tour à quel point le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale a créé une fracture de notre civilisation. J’espère qu’il pensera avec tendresse et lucidité à ses ancêtres assassinés et que ce film l’aidera à partager son sentiment avec ceux qui l’entoureront."

Béatrice Gromb-Reynier

Mise à jour le Dimanche, 05 Décembre 2010 10:14
 
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